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Biographie

Véronique Wibaux est née à Brazzaville au Congo où elle a vécu jusqu’à l’âge de 18 ans. Son atelier « Les Mujouls » est aujourd’hui chartrain. Restauratrice de tableaux de formation, elle se consacre depuis 15 ans uniquement à la peinture.

Démarche :

« L’humain est au cœur de mes peintures et plus particulièrement la fragilité des êtres.

Telle une évidence, l’intégration du papier dans mes œuvres est apparue en 2015 en peignant symboliquement des bateaux en papiers. Mais comment exprimer notre vie qui ne tient qu’à un fil, qui défile tel un scénario qu’on ne maîtrise pas ? Serions-nous des marionnettes aux fils manipulés, on ne sait comment, ni par qui ? Peindre des pantins en papier, les intégrer sur une toile préalablement peinte. Donner une vie, un destin à mes personnages souvent emprunts de poésie, en les imaginant spectateurs dans l’intime pénombre de leur propre cinéma… C’est une façon de lire mes dernières peintures que j’ai le plaisir de vous présenter. »

Véronique Wibaux

Il ont dit

« Juste la. Et boum ! Véronique Wibaux est arrivée sur terre pas à Gennevilliers, ni à Maubeuge, mais  au Congo. Et ouais. Biberonnée au ventilo sur fond de compresseur, elle garde cette musique de clim comme un trèfle à quatre  feuilles, dans un coin de sa mémoire. La blanche épice a poussé librement à l’africaine. Puis les vents l’ont porté d’iles en ports. Elle est devenue maman, épouse d’intérieure. Ne te trompe pas, à peine tu la croisais, elle te disait, droit dans les yeux qu’elle était une régresse blonde. Normal après avoir vécu ce terrain de jeu, qu’était l’Afrique, et cela pendant 18 ans.

Personne ne fut surpris, pinceau à la main, spiritualité en bandoulière de la retrouver sur de nouvelles pistes. La où il n’y a pas de frontière. Quelques cours niçois et chartrain ne suffisent pas pour se dire artiste, pas plus que la technique du restaurateur de tableaux, qu’elle fut, n’inspire. On  ne devient pas artiste. Il faut être doté d’un patrimoine émotionnel hors du commun,avoir des envies d’étoiles, des révoltes, des blessures, des rêves. C’est à cette croisée de vie que nous nous sommes rencontrés.

Wibaux est une  boule d’émotion bruyante ou frémissante, toujours vraie, parfois dérangeante.  Elle est équipée d’un sensiblomètre qui va jusqu’à une cyclothymie très légère. Son désir de rayonner contraste avec l’angoisse de déplaire. Sa peinture sera visible ou pas. Elle te parle, elle te donne mais elle veut recevoir. Normal non. ? Dans le bain ambiant de la mollesse créative çà fait du bien. J’aime les gens qui vivent leurs rêves en couleurs.

Son atelier «les Mujouls »  à Chartres, entouré de choux et d’haricots, lui permettra de grandir, de conquérir le monde, seule à la proue de son navire baptisé planète bleue. La nef  est encore au quai. Les nuits de pleine lune les cordages se tendent. Elle partira à la conquête de galaxies nouvelles. Oubliée la blonde régresse et le reste. Sinon quoi ?

Comme les cailloux du petit poucet, elle sème des toiles, je lis des étoiles, pour ne pas perdre son arbre, je lis son âme, de vie et d’amour.

Dans la rue, quelque part,  nulle part, ailleurs ou ici  tu la  rencontreras  un jour. Des billes pétillantes en guise d’yeux, un  sourire barrant tout le visage, une petite silhouette à l’âme fragile … Oui c’est la Véronique Wibaux ! Chut, ne dis pas que c’est moi qui t’ai parlé d’elle. »

Alain Ponçon - Artiste peintre

« La série Plénitude de Véronique Wibaux commence comme un récit mythologique. L’histoire d’une humanité primitive telle que l’avait décrite Aristophane,  peuplée d’êtres androgynes formant boules à quatre mains, à quatre jambes et autant de pieds.

Le récit se déploie en peintures, et nous raconte une histoire de couples aux chairs contrastées, black and white. Un nouveau genre humain aux rondeurs astrales, flottant dans des cieux limpides, non loin de la terre ou l’enveloppant, échappant pour de bon au principe de l’attraction.

Les visages de ces androïdes sont pudiquement cachés, restent les corps, enflés, nourris de sève, épanouissant les chairs jusqu’au déploiement des orteils. Reste la tendresse du lien, une invitation à se lover dans ses rondeurs et écouter les pulsations de la sève qui monte.

Dans ce printemps carné les femmes ont la part belle, leurs gestes rassurent, enveloppent,  terres-mères, mères-terres,  berceuses du monde.

De la matière picturale exsudent les murmures de douces mélopées, les éclaboussures de rires.

C’est une peinture patiemment construite, riche de minutieuses sédimentations épicées, de strates matiérées et voluptueuses.

Nous nous envolons à notre tour, portés par une douce brise, qui rime comme une promesse ».

Marie Hélène Calvignac – Historienne de l’art

« Si, dans une première manière, Véronique Wibaux communiquait les impressions reçues d’une nature luxuriante, celle de l’Afrique de sa jeunesse, elle n’a rompu ni avec son territoire d’origine, ni avec ses convictions, tout en dépassant ce qui ne serait que nostalgie ou recherche de sensations.

Maintenant les corps sont présents: ils ont délaissé leur habillage culturel au profit d’une chaleureuse nudité, dans un dégradé de bruns qui s’enlacent ou embrassent cette terre qui les a créés et dont ils sont responsables. Transcendant les différences et effaçant les frontières, ils expriment l’intensité du sentiment humaniste de l’artiste qui montre ainsi que l’Homme est aussi un être de nature qui ne peut se dérober à ses devoirs vis à vis de la création.

L’œuvre de Véronique Wibaux  place d’emblée et avec force le spectateur devant une évidence : la nécessité de l’amour qui doit rapprocher et unir ».

Michel Mortier – Maître de conférences


FORMATION : Restauratrice de tableaux

Représentée par GALERIE AXMANN – Lepsiusstr. 83. 12161 BERLIN (Steglitz)

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

2017 – Eglise de Port Bail (Manche)

2016 – Galerie d’art du quai – Saint Rambert en Bugey

2015 – La Criée – Pornavalo (Morbihan)

2015 – Eglise de Port Bail (Manche)

2013 – Galerie Maureg’art, Saint Hilaire le Châtel

2013 – Eglise de Port Bail (Manche)

2013 – Exposition en entreprise – Coach’Art

2012 – Théâtre en Pièces -  Chartres

EXPOSITIONS DE GROUPES

2017 – Le Rex – Le Pouliguen

2017 – Galerie  Cimaise – 46100 Figeac

2017 – Salon d’Art de Draveil

2017 – Cloître des Billettes – Paris

2016 – Biennale de Châteauneuf en Thymerais

2016 – Biennale d’Art Contemporain du Thymerais – Châteauneuf-en-Thymerais

2016 – Nainchronicales – enterrement nains de jardin – Montjean sur Loire

2016 – 50 ans Galerie Axmann – Berlin

2016 – Galerie Metanoïa

2015 – Salon d’Art de Carantec

2015 – Mairie de Bazoches sur Hoene

2015 – Cloître des Billettes – Paris

2015 – Salon Violet – Paris

2014 – Salon d’Art de Carantec

2014 – Biennale Châteauneuf en Thymerais

2014 – Figuration Critique – Paris

2014 – Québec – Canada

2014 – Galerie Axmann – Berlin

2013 – Figuration Critique – Paris

2013 – L’usine à Zabu – St-Germain-des-Angles

2013 – Marché d’Art  de la Perrière

2013 – Villa Daumier –  95760 Valmondois

2013 – Délires de Livres – Collégiale St André – Chartres

2012 – Biennale  de Châteauneuf en Thymerais

2013 – Figuration Critique – Le Pouliguen

2012 – Abbaye Bouchemaine

2012 – Art Contemporary Gallery Croissant Bruxelles

2012 – Dab Gallery – Bruxelles

2012 – Eglise Saint Maixme

2012 – Parcours Beloeil – Belgique

2012 – Circul’Art – Châteaugiron

2012 – Marché d’Art – La Perrière (Prix du Public)



Collections : présente dans des collections privées dont Vinci Energies.

Intervenante en entreprise, Animatrice d’atelier de création

Participe activement à la vie des collectifs Synchronicales et Nainchronicales

Membre du comité organisateur de la Biennale Art Contemporain du Thymerais